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La technologie et l’agriculture une association efficace pour les défis de la planète

Le 26 Décembre 2016, j’ai passé un séjour de trois semaines au Cameroun en Afrique Centrale pour lancer un projet qui nous tient à coeur depuis plus de 15 mois.

En effet après avoir organisé plusieurs conférences et ateliers au sujet de l’impact positif de la technologie et de l’innovation sociale, suite à de nombreuses rencontres où nous avons pu bénéficier des conseils précieux des acteurs de l’économie sociale à Montréal; enrichie des nombreux enseignements et de l’expertise de nombreux conférenciers évoluant dans des domaines variés:

  • Créativité
  • Santé
  • éducation
  • Analyse des données
  • Animation de communauté sociales et créatives
  • Technologie comme outil d’engagement citoyen
  • Agriculture
  • Financement
  • etc

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Nous avions l’ambition de proposer une solution concrète à cet ère qualifiée de Post-Croissance.

Notre ambition

En effet mes amis et moi nous sommes arrivés à la même conclusion que l’un des conférenciers que nous avons invité en 2013 à l’occasion d’une de nos conférences à Montréal. Jon Gosier, dans une intervention retentissante à l’université Concordia nous avait indiqué que

La technologie est le langage du futur

Selon lui on ne peut concevoir le monde actuel et le monde de demain sans recours à la technologie.

En 2014 à l’occasion de la semaine TI et Innovation Sociale que nous avons organisé avec d’autres acteurs locaux et internationaux nous avons appris à travers le modèle KIVA ou encore grâce à Peter Chasse que :

Notre rôle en tant qu’acteur de changement n’est pas de changer le monde. Mais de donner les moyens aux autres de changer le monde.

C’est ainsi que frustré de ne pouvoir avoir un impact concret dans notre environnement bien que nous croyons à la force et au mécanisme des idées, nous avons initié un projet pilote de lancement d’un village écologique en innovation ouverte. La ville ou plutôt le village intelligent se veut un espace d’innovation permanent, basé sur les fondements de l’économie collaborative où tous les bénéfices de la technologie facilite non pas l’enrichissement financier de la communauté mais plutôt le bien commun. Notre séjour au Cameroun marquait donc la cristallisation de cette reflexion de 15 mois et la matérialisation des conclusions des travaux initiés à Montréal en Juin dernier.

Bien comprendre la post-croissance

Nous n’avons pas le temps ici de détailler la post-croissance. Pour cela nous recommandons l’excellent documentaire de marie-Monique Robin : Sacrée Croissance.

Mais prenons une anecdote pour mieux comprendre de quoi il s’agit: il est difficile pour les êtres humains d’acheter le bonheur. Le bonheur ne s’achète pas il ne peut donc être la résultante d’un effort valorisé par une monnaie. Or, la majorité des économies du monde fédèrent les habitants sur des notions complexes pour le commun des mortels que sont par exemple le PIB ou encore la croissance économique. Il est plus facile dans une petite communauté villageoise d’être heureux par les bonnes relations que l’on entretien avec ses pairs et en évitant l’hyper-consommation que dans de se concentrer à faire progresser la « richesse financière » des individus.

Le courant de la post-croissance invite donc à une reflexion sur notre mode de vie dans une société où les ressources seront rares et limitées et certains pays devront composer avec la dépendance à la dette.

La croissance folle d’internet en Afrique

Il n’est plus nécessaire de parler de l’Afrique dans son ensemble car les pays Africains sont très hétérogènes en général. La mosaïque culturelle, économique et sociale se vérifie aussi lorsqu’on parle des technologies.

La Pénétration d’internet à l’échelle du continent Africain

En effet la pénétration d’Internet dans les pays Africains n’est pas homogène comme le montre ces chiffres de l’IUT (graphiques ci-dessous) ; bien que partout on perçoit une soif pour la jeunesse d’accéder à son tour à cette grande famille numérique mondiale. Des pays comme Seychelles, le Maroc ou encore l’Afrique du Sud occupe le sommet du classement. Le Cameroun est au milieu du classement

 

 

Les chiffres de l’internet mobile

De plus il est préférable d’apprécier la pénétration d’internet en Afrique en évaluant le nombre d’abonnement à l’internet mobile pour 100 habitants car le mobile est le support le plus populaire.

 

Si on prend le cas du Cameroun en particulier, on peut ainsi observer le grand écart entre le nombre de personnes qui se sont connectés au moins une fois à internet en 2015 au Cameroun soit près de 20% de la population (je soupçonne ici le poids des grands villes Douala et Yaoundé et leur plus de 4M d’habitants) et le nombre d’abonnements à l’internet mobile pour 100 habitants (4.1% au Cameroun). Ce gap est pour moi l’opportunité à saisir.

 

En somme, au Cameroun, comme les autres Etats africains les chiffres sont affolants et l’opportunité est claire:

  1. La Population du Cameroun est estimée à 24M 
  2. Le taux de pénétration d’internet au Cameroun en Juin 2016 était de 20.7% (+ de 4M de personnes. Il faut noter que c’était 20K abonnés à Internet en 2000)
  3. Le taux de pénétration du mobile selon les dernières statistiques est de : 72%
  4. Les utilisateurs de Facebook compte pour 8.6% de la population environ

Partout dans le pays on observe un changement progressif des usages dans le domaine bancaire, de la santé, les jeux vidéos, le transfert de fichiers, Le divertissement dans le transport, l’industrie de l’animation, le commerce électronique, etc

Les enjeux au niveau de l’alimentation mondiale

Avant de parler de l’agriculture au niveau du Cameroun il faut rappeler les enjeux de l’alimentation au niveau global. Selon la FAO :

  • La production alimentaire devra augmenter de 70% d’ici à 2050
  • 805 millions de personnes sont sous-alimentées dans le monde
  • 1.5 milliard d’hectares sont cultivés, tandis que 3.4 milliards sont dédiés aux pâturages
  • L’agriculture et l’élevage émettaient 5.3 milliards de tonnes d’équivalent C02, en 2011, soit 14% de plus qu’en 2001. 39% de ces émissions proviennent de la fermentation entérique c’est-à-dire du méthane issu de la digestion des ruminants

Autant dire que « si l’on voulait extrapoler le modèle de consommation occidental au monde entier, il nous faudrait trois planètes agricoles… Jean-Louis Rastoin

Il faut donc repenser le système alimentaire mondial. Les experts et des agriculteurs célèbres tel que le Québecois Jean-Martin Fortier proposent un système alimentaire territorialisé, constitué d’entreprises agroalimentaires de petite et moyenne dimension, géographiquement proches d’exploitation agricoles de type familial.

L’agriculture poumon de l’économie Camerounaise

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Le Cameroun est situé en Afrique centrale au fond du Golfe de Guinée, le Cameroun couvre une superficie de 475 650 km2 avec une ouverture maritime de l’ordre de 402 Km sur la côte Atlantique. Le climat est tropical et sec au Nord, équatorial et humide au Sud. Interrompant un relief dominé par les plaines et les plateaux, des manifestations volcaniques ont donné naissance à quelques massifs élevés dont le Mont Cameroun, encore actif qui, culminant à 4095 m, constitue l’un des massifs les plus hauts d’Afrique. Le réseau hydrographique est abondant.

Le pays s’étend en latitude sur 1200 km, des rives sahéliennes du Tchad au nord, au bord du bassin du Congo au sud). L’ensemble constitue cinq zones biogéographiques distinctes (zone soudano – sahélienne, hautes savanes guinéennes, hauts plateaux de l’Ouest, forêt humide à pluviométrie monomodale et forêt humide à pluviométrie bimodale). Le pays dispose d’un espace naturel varié, d’un potentiel hydroélectrique considérable et d’un sous-sol qui regorge d’importantes ressources minières. Le pays est ainsi considéré comme l’Afrique en miniature (carte page IV). Il en résulte une diversité de ressources naturelles et d’atouts (section 1.2.4)

Les Jeunes et les femmes

L’agriculture familiale produit 80% des aliments qui sont consommés dans les pays en développement…la production alimentaire résulte de 60% à 80% du travail des femmes dans les pays en développement. Hélène Jolette, Sécrétaire Général Adjointe de l’UPADI

La population du pays est estimée à 20.386.800 habitants (2012) dont environ 51% de femmes.

Elle croît à un taux annuel moyen de 2,8% et atteindrait ainsi 26,5 millions d’habitants en 2020. Elle est urbaine pour 58,2% du total (2010) et la densité moyenne est de 42,3 habitants au km2.

Environ 66% de la population occupe 22% de la surface du pays.

La population urbaine croît à un rythme de 5,7% par an en moyenne.

La population est essentiellement jeune : deux tiers environ des habitants ont moins de 25 ans et les moins de quinze ans représentent 45% de la population contre 3,4% pour les personnes âgées de plus de soixante – cinq ans.

Une mauvaise répartition territoriale, une jeunesse et un très fort taux de croissance de la population totale et de l’urbanisation, sont autant d’enjeux socio-démographiques auxquels le pays fait face et que nombre d’analystes qualifient de « défi démographique ».

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Importance du secteur rural

Le secteur rural représente environ un quart du PIB et génère la moitié des revenus des exportations non pétrolières.

Il occupe 63% de la population active et environ 70% de la population en dépend pour sa survie.  Il est par ailleurs la base de la sécurité alimentaire du pays par les produits qu’il est appelé à offrir pour l’autoconsommation des 10 millions de ruraux camerounais et pour l’alimentation des populations urbaines estimées à 10 millions.

Son importance dans le maintien de l’équilibre écologique et la protection de la nature est maintenant largement reconnue.

Les atouts du secteur

Une grande diversité agro-écologique : Le pays comporte une variété de paysages, de zones géomorphologiques et climatiques regroupées en cinq entités régionales ou zones agro-écologiques distinctes.

 

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Cette diversité se traduit par des activités anthropiques et productives variées permettant l’offre d’une gamme extrêmement variée de produits agricoles, pastoraux, halieutiques, forestiers et éco-touristiques. Le pays dispose d’un important potentiel en ressources naturelles et est considéré comme l’Afrique en miniature :

Ressources en terres agricoles et irrigables :

  • 7,2 millions d’hectares de terres arables disponibles, dont 51% seulement sont cultivées en 2010, soit 3,7 millions d’hectares
  • 240 000 ha. de terres irrigables dont 33 000 ha seulement sont irrigués, soit 17% du potentiel. − Ressources animales et halieutiques : (i) 2 millions d’hectares de pâturages dont une bonne partie est sous-utilisée;
  • Cheptel abondant et diversifié : bovins viande, bovins lait, caprins, ovins, porcins, volaille etc. fleuves et rivières poissonneux, potentiel assez élevé de pêche maritime.

Ressources forestières :

  • vastes gisements existants ;
  • haut potentiel de transformation, de valorisation et de génération de bois.

Ressources écologiques et environnementales :

  • Biodiversité riche et variée ;
  • Potentiel élevé de reboisement des zones dégradées.

Réseau hydrographique dense et une pluviométrie généreuse quoique des incertitudes ont été relevées dans la partie septentrionale du pays au cours des dernières années (sécheresse, inondations).

Source : FAO

Phase 1 : La phase de découverte

Depuis 2015, nous avons initié deux principaux projets au Cameroun

I) Le premier est d’améliorer la chaine de production agricole.

Lors de son passage au Kongossa Web Series en 2013, Laurent Elder nous a partagé des résultats d’études réalisés par le CRDI.

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Dans ses propos il ressortait que la meilleure façon de transformer positivement l’Agriculture est de réduire les coûts d’information. Il y’a peu d’informations qui circulent ou qui sont accessibles aux agriculteurs et aux exploitants.

II) Le laboratoire ou zone test

Situation géographique

Nous avons appris lors de nos formations à Montréal et à l’occasion des ateliers que nous avons organisé à Montréal qu’avant de se lancer dans un projet agricole d’envergure, il valait mieux tester ces idées dans une zone de test ou laboratoire. Ainsi en 2015 nous avons fait l’acquisition de 10.000 mètres carrés (2.47105 acres) afin de tester nos idées.

Le site test se situe A 2H de Yaoundé sur la route qui mène à Douala principale ville économique du Cameroun. Selon la carte agro-écologiques du Cameroun, il peut être localisé dans la zone forestière bi-modale (Centre-Sud-est) d’une superficie de 165 770 km2. Les agriculteurs de cette région produisent en général sur le Cacao, manioc, maïs, huile de palme et ananas.

Carte agro-alimentaire du Cameroun

De manière plus précise, le site dispose d’une situation géographique enviable car il est à la frontière des deux zones vertes (bas de la carte) ce qui nous lui donne le potentiel de cultiver plusieurs cultures et notamment le plantain.

L’un des objectifs d’implantation dans cette zone en particulier est de se positionner près du consommateur en respectant autant que possible la philosophie d’un système de distribution hyperlocale et de bénéficier des avantages suivants :

  • Terres arables et naturelles
  • A 40 minutes du champs (Au niveau du payage routier)
  • De bénéficier de l’expertise des agriculteurs et éléveurs de cette région
  • De rejoindre en 1h la capitale yaounde et ses +de 2 millions d’habitants

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La démarche

A ce stade notre démarche était simple

  1. S’intégrer dans la communauté et comprendre son fonctionnement
  2. Expliquer notre approche et notre volonté de collaboration
  3. Lancer une petite exploitation en associant des cultures dont les agriculteurs du coin sont experts

Ainsi, nous avons privilégiés l’association du plantain et du Cacao car comme nous l’avons vu plus haut, la région est propice à ce type de cultures

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Les premiers résultats

Les techniciens agricoles nous avait indiqué que l’on pouvait s’attendre aux premiers régimes 12 mois plus tard. Je dois reconnaitre que nous avons abordé ce projet avec l’esprit ouvert sans réelle attente. Près de 12 mois plus tard et après avoir commis de nombreuses erreurs de débutants, nous avons pu apprécier l’évolution des régimes de plantain ainsi que celle du Cacao comme le montre l’image ci-dessous. Dans les prochains mois, nous allons procéder à la première mise en marché.

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Le premier régime

C’est là où tout commence. C’est la preuve que le modèle fonctionne très bien. Après 12 mois, on peut considérer que la phase découverte est terminée. Les premiers arbres ont commencé à produire les premiers régimes.

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Notes Importantes

1 -La distribution des produits agricoles

Les paysans et agriculteurs parcourent souvent des milliers de kilomètres pour venir dans les grands centres urbains. La révolution agricole passe aussi par une production décentralisée où le cultivateur est proche du consommateur. C’est la solution à envisager au niveau du Cameroun en plus évidemment de construire des routes pour rallier les villages aux centres urbains.

 

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2 – La nécessaire mécanisation ou industrialisation

La technologie a un très grand rôle à jouer ici. De nombreuses techniques ancestrales existent mais la transformation des cultures vivrières est une réelle opportunité pour les entrepreneurs agricoles. Ceci permettra évidemment de la création d’emploi mais aussi développera sûrement de nouveaux canaux de distribution et de consommation.

 

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3 – La révision de coopération internationale 

Les agriculteurs ont besoin de l’expertise internationale. Plus que jamais la coopération internationale et notamment le transfert des connaissances agricoles et la nécessaire modernisation des vergers est obligatoire pour relever les défis imposés par le boom démographique mondial attendu.

L’image ci-dessous présente un forage d’eau potable construit grâce à l’aide de la coopération internationale. C’est la principale source en eau pour cette communauté de près de 500 personnes.

 

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Les prochaines étapes

L’habitat: Nous allons entamer cette année une nouvelle phase du projet : celle de l’habitat écologique. En effet nous avons pour ambition de transformer la manière dont les habitants construisent les maisons traditionnelles en leur apportant l’indépendance énergétique grâce au TI.

L’optimisation de la collecte d’information : Nous l’avons dit plus haut, 75% des coûts sont liés au système d’information. Nous souhaitons cette année améliorer notre connaissance du milieu naturel qui nous entoure : type d’essences de bois, pluviométrie, « santé » des sols

Le maraichage : Cette année sera aussi le début du projet de maraichage et du jardin bio

Le design global du site : une extension de notre site est envisagée ainsi que le design complet de l’exploitation comme présentée lors de notre atelier de design thinking du mois de Juin 2016 à Montréal

 

A suivre…

Franck NLEMBA

Fondateur Kongossa Technologie

Video – Recap de la 4e édition du Kossi en partenariat avec la Green House

Kongossa Technology en association avec la Concordia Green House et le collectif Kalmunity, a organisé la 4e édition de sa soirée récréative KOSSI une soirée récréative imaginée par l’ONG Kongossa technologie dont le but est de promouvoir l’innovation sociale et la résolution des défis sociaux par l’usage des technologies.
#KOSSI s’articule autour de la musique comme outil de mobilisation sociale.

Pour cette 4e edition le thème portait sur la technologie dans l’agro-Alimentaire. Nous avons invité Catherine Lefebvre, journaliste et Auteure de Sucre, vérités et conséquences.

Pour tout savoir sur la 4e édition du KOSSI, visionnez la vidéo recap

 

LE LIVRE DE CATHERINE LEFEBVRE : SUCRE VERITES ET CONSEQUENCES

Après le cholestérol, le gras et le sel, le sucre est devenu le nouvel ennemi à combattre : les plus récentes études démontrent qu’une consommation régulière de sucre nuit gravement à la santé en favorisant l’éclosion, entre autres, du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et de l’obésité. En outre, des chercheurs ont constaté qu’une dépendance au sucre comparable à celle de la cocaïne, pouvait se développer, addiction dont l’industrie fait ses choux gras et cela, en toute impunité. Ajoutons pour compléter le tableau un aspect moins connu de la consommation exponentielle de cet aliment, mais considérable : son impact environnemental et humain. Cet ouvrage dresse un portrait éclairant de cet aliment chouchou et aujourd’hui si controversé, en remontant l’histoire depuis sa découverte, ses conditions d’exploitation, son expansion et l’enjeu économique énorme qu’il représente pour les pays producteurs et les compagnies qui le commercialisent. L’auteur nous conduit à une prise de conscience nécessaire : c’est en se mobilisant comme citoyen du monde solidaire et responsable, en dénonçant les magouilles scandaleuses des lobbyistes, en sensibilisant les consommateurs à réduire leur consommation de sucre, en les incitant à choisir des produits ceux issus d’une agriculture durable, en réclamant des mesures gouvernementales pour réguler l’industrie, que nous changerons le cours des choses, pour le bien-être de tous.

Sucre, vérités et mensonges de Catherine Lefebvre

 

 

Un nouveau membre de l’équipe Kongossa

La mission de notre organisation est d’utiliser la technologie et les nouvelles idées pour améliorer le quotidien des populations dans le besoin. Cette ambition est difficile mais pas impossible. pour la réaliser, nous avons besoin de nombreux talents. J’ai donc le plaisir de vous présenter Joseph Atangana :

Directeur, Gouvernance et Pilotage Stratégique, En charge du Planning et du Financement

Joseph Atangana


A propos de Joseph

  • Né à: Yaoundé, Cameroun
  • Ville d’accueil: Montréal
  • Éducation: B.B.A Management International – ESG, Université du Québec À Montréal, Canada
  • Intérêts: culture, nouveaux médias, mode de vie, capital-risque, technologie, musique

Biographie

Infogérance, centre de données, sécurité cybernétique, applications à distance

Joseph Atangana est un consultant en gestion intégrée dont les 8 années d’expérience gravitent autour de trois secteurs : La gestion matérielle et logicielle de l’information, l’industrie gazière et pétrolière, et le développement international. Son cadre professionnel est défini par un environnement à plates-formes et prestataires multiples; qu’il acquiert auprès des leaders en matière d’innovation tels que : IBM Canada et Suncor Energy.

Mon objectif était de comprendre comment la gouvernance cascade dans les activités quotidiennes, dans le but d’améliorer l’efficience des processus des systèmes d’information et d’affaires. Le leadership dont j’ai preuve dans la clôture des projets de TI, et l’orientation que mon équipe a fourni à nos clients ont donné lieu à :

  • Une large implémentation de nouvelles technologies dans des délais opportuns;
  • Une adoption de masse de nouvelles technologies;
  • Une réduction du coût total de possession.

 Start-up et Marches de capitaux: Rapide, agile, adaptable, évolutif et durable

Le processus créatif est essentiel à mon environnement de travail. Je suis stimulé par des domaines compétitifs avec une forte composante de recherche, favorisant à la fois, le raisonnement logique, et des approches novatrices pour résoudre les défis. Le travail que nous exécutons ne peut être accompli dans les limites normales d’opérations quotidiennes et centralisées. Mon objectif est désormais de prospecter de nouvelles opportunités commerciales, et leur donner vie.

La précarité du monde de l’investissement et les nouveaux enjeux géoéconomiques font bon usage de la vision globale de Joseph, et de sa capacité à conceptualiser sur le long terme.

La planification joue un rôle déterminant dans le développement de toute entreprise. En tant que stratège, je conseille sur les activités que nous devrions poursuivre, la façon dont nous devons nous projeter sur le marché, les projets dont l’investissement en vaut la peine, et j’identifie notre positionnement sur les marchés mondiaux ou cibles.

En tant qu’Innovateur social, sa vision est de créer et promouvoir de nouveaux systèmes pour améliorer les modes de vie courants dans notre société. En 2015, il fonde Spirican ; une entreprise spécialisée dans l’évaluation et la planification d’Innovation Tech dans les marchés émergents. Les engagements du groupe comprennent : Conseil en matière de Risque – Gestion de Projet – Solutions d’Optimisation des Processus et Capital Humain. En 2016, il rejoint le conseil exécutif d’AgriTech ; un projet d’établissement d’une ville intelligente dans un contexte rural en Afrique. En tant que chef de la planification stratégique, Joseph entend orienter la start-up dans un changement organisationnel durable, ainsi que vers le développement d’initiatives viables.

Le seuil de pauvreté au niveau national a désormais muté pour une inégalité mondiale. Alors que les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) étaient dans le cadre des donateurs riches aidant les bénéficiaires pauvres, les Objectifs de Développement Durable (ODD) seront un ensemble de mesures applicables à tous les pays. Dans les décennies à venir, les priorités doivent changer en investissant dans des secteurs qui sont mondialement importants pour la prochaine vague, tels que l’agro-alimentaire et les énergies renouvelables. L’Afrique est aujourd’hui la région avec le plus haut taux de croissance – démographiquement et économiquement, et avec un énorme potentiel de croître sa richesse. La complexité et la diversité de son paysage culturel se traduisent souvent par un écosystème d’écho-chambres médiatiques, dont les gros titres en font un rapport sans objet et erroné. Il existe une urgence pour les institutions privées, financières et publiques de proposer des mécanismes durables et rentables pour diversifier le portefeuille global, aussi bien au niveau sectoriel que géographique. Mais combler ce besoin aujourd’hui vient avec une responsabilité; celle sur les questions globales de risque, d’égalité et de durabilité. Et c’est exactement ce type d’écart qu’AgriTech entend combler.

 

Patrick Dube explique l’importance de l’innovation ouverte et des méthodes collaboratives

Depuis 2010 la SAT est homologuée et travaille sur plusieurs projets d’innovation sociale du living lab

Le monde change et se complexifie et les marchés sont de plus en plus en plus volatiles, les industries et sites de vies sont devenus difficile et l’émergence des réseaux sociaux va croissante. On assiste à une société où tout le monde veut contribuer peu importe de là où on vient  exemple fait des hack Aton.

De plus en plus on assiste à l’hétérogénéité grandissante des contributeurs divers aux projets d’innovations, la SAT a commencé à expérimenter des analyses provenant d’angle de vue divers pour rester agile face à cet environnement en changement perpétuel.   

L’expérimentation de par cette méthode d’analyse permet de créer la proximité malgré la diversité  des point de vues de manière plus efficace et constructive.

Les phénomènes tels que les Design Jams  qui comme les Hackathon mais orienté vers l’innovation des services ou encore des ateliers de Co-Design qui permettent d’innover avec différentes approches et ce en un temps réduit. Initié par des professionnels d’un secteur donné qui font appel à des professionnels d’autres secteurs cette pratique tend intégrer des non professionnels

Patrick Dube SAT Montreal

Comment est-ce que les communautés pourraient t-elles réussir à tirer des résultats provenant de ces innovations de façon pérenne et durable?

Pour y arriver il faut mettre à contribution  le savoir professionnel et non-professionnel, mais aussi le savoir militants (politique, économique ou juridique), cette tranche est généralement constituée de personnes convaincu de leur ignorance dans le domaine en question en ceci qu’elles manquent de confiance et par conséquent resteront muettes et inactives dans le projet : l’un des véritable challenge est de les amener à sortir de leur silence afin de les intégrer de façon pérennes dans ces communautés.

Pour réussir en cela il importe de favoriser une collaboration des parties prenantes, stimuler leur engagement et leurs apprentissage, créer la construction des sens, donner de la confiance aux personnes muettes afin d’avoir leur avis sur la question car, cela est tout aussi bénéfique pour une innovation qui tend à répondre aux besoins de tout la communauté.

Pour réussir il faut associer l’innovation technologique à l’innovation sociale. Le living lab se focalise sur ces deux domaines en travaillant pour faire ressortir les usages de l’innovation.

Pour rentabiliser davantage l’usage de l’innovation l’on appréhende de manière diverse l’idée considérée. Ainsi, de multiples parties prenantes sont intégrées à l’exemple des citoyens, les entreprises, l’administration ou encore les usagers eux-mêmes qui sont d’ailleurs mis à contribution très rapidement et avec eux se construit l’expérimentation pendant une longue période à la fois sur le terrain et dans les idées afin de maturer le processus d’innovation avec créativité.

Pourquoi est-ce important de d’intégrer ces parties ?

  • Pour comprendre les déterminants, les usages, les sens que les participants donnent à un produit ou à un service.
  • Déterminer les opportunités d’innovations.
  • Pour Co développer des produits ou services socialement innovants.  

Comment cela se passe le Co-design ?

Le Co-design est à la fois un projet  de d’expérimentation et de création qui se fait dans la durée et où la mise à disposition des parties prenantes se fait en trois principales étapes à savoir : la conception, le prototypage et le développement. Chacune de ces étapes se fait avec des activités de Co-création,  d’exploration avec la participation des usagers, l’expérimentation sur le terrain, et la détection des opportunités d’innovations.

Open innovation - Patrick Dubé

Exemple

La SAT travaille sur un projet un projet dénommé la Maison Justin-Justin dans le but de réduire les accidents domestiques impliquant les enfants. L’expérience a consisté à faire voire aux parents au travers d’une vidéo la façon dont les enfants en bas âges perçoivent les objets de la maison qui les entourent de façon ludique et la tendance qu’ils ont à en faire des objets de jeux sans tenir compte du danger encouru.

Pour en savoir plus sur le dernier forum KWS, nous vous conseillons la video recap du dernier forum kws

   

Tendances Innovations sociale en 2016

En 2014, les acteurs du milieu de l’innovation du Québec et du Canada se sont réunis sur le rapprochement de la technologie et des nouvelles idées.

Plusieurs mois et années quels sont les changements et défis auxquels nous faisons face. Des experts du milieu de l’innovation sociale et des technologies ont révélé leurs avis sur cette question.

Quels sont les défis de l’innovation sociale en 2016

Heri RAKOTOMALA

Heri RakotomalalaL’enjeu principal sera l’accueil et l’intégration de réfugiés syriens. Montréal sera à l’avant-plan. Les défis ne manquent pas: besoins matériels immédiats, mais aussi éducation, emploi, santé. Ces réfugiés ont des lacunes au niveau de la langue, les enfants ont arrêté l’école, et ils arrivent en plein milieu de l’hiver.

WeHostRefugees.org est une des plateformes d’innovation sociale à surveiller qui propose aux Montréalais d’accueillir pendant quelques moins une famille Syrienne. Cela permettrait d’accélérer leur intégration sociale. Je suis sûr que beaucoup d’autres plateformes et initiatives verront le jour.

Étant dans le milieu de la technologie, je regarde aussi de près les initiatives comme District3 qui regroupe dans un seul lieu étudiants, entrepreneurs ainsi que des experts. Le tout se fait dans un grand lieu ouvert, où on retrouve sûrement la plus grande concentration d’entreprenariat au mètre carré au Québec! Je pense que bien d’autres organisations tireraient profit à étudier le modèle en détail.

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KATLEEN FELIX

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En 2016 les défis sociaux qui devraient avoir la priorité sont l’immigration, l’integration de jeunesse, la santé et la pauvreté. L’espace de l’innovation sociale doit accélérer la banque de savoir et le mentorat.

Comme le public arrive à un niveau de maturité intéressant, nous les innovateurs sociaux pourrons rassembler nos pouvoirs et levier la connectivité internationale.

De plus, la technologie et les plateformes utilisant le crowdsourcing ont besoin de former les alliances comme l’industrie aérienne, pour susciter l’impact positif du crowdfunding ou du crowdsourcing.  

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VINCENT CHAPDELAINE

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Grande question!

Dans la dernière année, j’ai constaté à Montréal une convergence autour du concept d’innovation sociale de la part de nombreux acteurs et communautés qui travaillaient autrefois relativement en vase clos et se disputaient certaines approches, que l’on pense au secteur de l’économie sociale d’un bord, qui défend les structures de gouvernance collectives; ou encore celui de l’entrepreneuriat social, qui priorise l’impact social des entreprises à leur gouvernance; et puis récemment au secteur de l’économie collaborative, qui rassemble les entreprises dont le modèle économique est basé sur la collaboration et l’échange, souvent via des services numériques. Le concept d’innovation sociale est suffisamment englobant et attrayant pour rallier toutes ces communautés entrepreneuriales autour de leur désir commun d’agir positivement sur le monde, et je vois cela très favorablement.

Je crois que les cartes sont maintenant bien placées pour que dans les prochaines années, des efforts concertés soient mis en oeuvre pour travailler à démystifier, voire populariser le concept de l’innovation sociale, un peu comme cela a été fait il y a quelques années avec le concept de développement durable. Le grand défi, bien entendu, est d’encourager les entrepreneurs et organisations à s’inscrire dans cette mouvance sans pour autant galvauder le terme et l’extirper de tout son sens. On est tous familiers avec le concept de «socialwashing», et il s’agit d’un réel risque, contre lequel il faudra se doter d’outils permettant d’adéquatement évaluer l’impact social des projets et entreprises.

innovation sociale

PASCAL BEAUCHESNE

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L’innovation sociale se rapprochera des hackerspaces et autres tiers lieux qui constituent les outils qui aideront la société à gérer certaines des ruptures actuelles et à venir. Et au-delà de leur singularité, ils constituent l’un des éléments d’un vaste écosystème des tiers-lieux qu’il va falloir faire émerger, acteurs de l’innovation sociale, pour en capter toute la richesse et contribuer plus activement à la création de la ville intelligente.  Ce sont ces nouveaux lieux de rencontre qui élargiront les intérêts communs autour de thèmes variés tels que le numérique, la  technologie, les sciences ou encore les arts… les nouveaux hangars d’une panoplie d’outils qui permettent des réalisations rapides et bon marché encore inimaginables il y a quelques années: imprimante 3D, découpeuse laser, fraiseuse numérique, les composantes telles Arduino ou Raspberry Pi (voir Smart Citizen) pour ne citer qu’eux.  Les perspectives d’avenir de l’innovation sociale en général laissent entrevoir des horizons intéressants : des liens se tisseront avec les milieux des énergies renouvelables, du développement durable, de la responsabilité sociale et de la production plus locale; le tout positionnant l’innovation sociale dans une logique au cœur de l’économie circulaire et où les notions de partage et de collaboration prennent tout leur sens.

Mon coup de cœur comme initiative « perspectives », ceux qui agissent et font : POC21, qui s’est tenu 80 jours avec COP21 : http://www.lemonde.fr/planete/visuel/2015/09/16/dans-les-yvelines-des-eco-hackeurs-au-service-du-climat_4759698_3244.html

ANGELIQUE MANNELA

Angelique Mannela

Pendant mon travail en Haiti l’année passé, j’ai eu l’opportunité de rencontrer les travailleurs humanitariens impliqués dans la reconstruction post-tremblement ainsi que les entrepreneurs assistants aux programmes comme Digital Jam Haiti. Comme je reflechis sur les événements de 2015 et regarde en avant vers 2016, je vois deux endroits où il y a la potentiel pour la technologie à alimenter l’innovation sociale.

La première est aider les entrepreneur à avoir beaucoup plus de succès. Je crois que la clé à la stimulation economique est entrepreneuriat et verser plus de fonds aux entrepreneurs. Les nouvelles technologies concentrées sur Fintech (la technologie finacière) explosent dans la scène de startup. À mon avis on peut bénéficier du fintech pour le bien social. Une des opportunités est la réduction du frottement dans les transactions financières, soit pour le paiement par cellulaire ou en ligne pour les entrepreneurs de les marchés emergents or pour le secours humanitarien.

Translokal est un tout nouveau startup de Haiti qui cherche à améliorer le transport interurbain par les réservations en linge et par cellulaire. La technologie qui facilite les paiement sur leur platforme poussera la croissance de leur entreprise. Tcho-tcho est un exemple de la solution qui rendre les paiement par cellulaire possible.

La Croix Rouge a récamment sortis une rapport suggérant que donner l’argent directement aux réfugés sera une façon plus efficace pour les aider que les donner de la nourriture, des vêtements ou des autres façons d’aide. Segovia est un exemple d’une compagnie qui construit la technologie afin d’améliorer l’efficacité de la distribution humanitarienne.

social innovation trends in 2016

André FORTIN

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Deux thèmes autour de l’innovation sociale risquent d’être mis de l’avant en 2016. Il s’agit de la mise en récit (storytelling) et de l’impact social. Ces 2 thèmes vont se fusionner dans la mesure où le storytelling sera un des moyens privilégiés pour augmenter l’impact social des organisations. En effet, des efforts seront mis pour démontrer et expliciter comment l’innovation sociale se déploie et influence positivement les citoyens/usagers et les communautés. En racontant des histoires autour d’initiatives sociales innovantes ou par le biais de témoignages de citoyens/usagers décrivant l’impact qu’a eu ces initiatives dans leur vie, cela permettra au grand public et aux bailleurs de fonds de mieux comprendre et d’être interpelés par les organisations mettant de l’avant l’innovation sociale. Pour arriver à bien faire cela et toucher des cordes sensibles, les organisations voulant avoir davantage d’impact devront être en mesure de bien définir leur personnalité organisationnelle et développer des récits qui font appel à l’empathie. Ce travail de communication aura notamment comme objectif de faire ressortir leur contribution et leur pertinence dans la résolution de problématiques sociales complexes.

tendances innovation sociale a montreal en 2016

PASCAL GRENIER

pascal grenier

Les différents événements planétaires que nous avons vécus en 2015, nous laissent croire que le monde n’a jamais autant eu besoin de la mobilisation et de la collaboration de la société civile, des organisations et des gouvernements afin d’innover et de proposer de nouvelles solutions durables et transformatrices qui répondront aux besoins sociaux qui affectent nos collectivités.

Montréal et le Québec seront certainement en mesure d’incarner ces nécessaires innovations sociales alors que le milieu connait un engouement sans précédent et ce, particulièrement au sein de la jeune génération. 2016 devra permettre aux acteurs pluridisciplinaires de l’innovation sociale de se fédérer au sein d’une communauté inclusive partageant une vision commune de ses actions et de sa finalité.

Les nouvelles solutions aux inégalités sociales, à notre dépendance aux énergies fossiles, à la persévérance scolaire ou à la sécurité alimentaire que nous devrons mettre en œuvre seront possibles si nous parvenons à rompre avec le statu quo et surtout si nous sommes en mesure d’expérimenter, d’adopter un regard critique et réflexif sur nos actions et de prendre des risques. Pour cela, les différents paliers gouvernementaux devront reconnaître l’apport fondamental de l’innovation sociale en la valorisant et la soutenant au même titre que les innovations technologiques ou industrielles.

Je souhaite donc que 2016 soit une année durant laquelle la communauté de  l’innovation sociale  continuera à soulever les passions et le désir d’engagement, mais également une année durant laquelle nous verrons encore davantage de citoyens, d’artistes, d’entrepreneurs, de chercheurs, d’innovateurs, d’organisations et d’institutions s’engager sur la voie de la transformation sociale.

Les femmes aussi peuvent valablement lancer des entreprises technologiques

La fin de semaine dernière avait lieu à la Maison Notman, la première édition féminine de ce célèbre événement international de démarrage d’entreprise technologique qu’est Startup Weekend. La thématique présentée était tournée vers les enjeux sociaux : Hacking for Humanity.

Mais pourquoi cibler ainsi les femmes?

Les Hackathons sont habituellement des événements où les programmeurs se rencontrent pour « coder » de manière intensive de nouvelles plateformes, concevoir des jeux, des sites web ou des applications téléphoniques. Se créent des équipes en vue de concrétiser un produit viable en 54h. La faune de ces activités est habituellement constituée tout au plus de 20% de femmes.

Ce ratio n’est pas vraiment surprenant si on considère qu’en 2014, seulement 13% des ingénieurs inscrits à l’Ordre des ingénieurs du Québec sont des femmes. Cependant, les femmes constituent aujourd’hui 17% des inscriptions de premier cycle en ingénierie. De plus, nous pouvons estimer qu’environ le tiers des entrepreneurs québécois sont des femmes, mais que le nombre de femmes en affaire augmente trois fois plus rapidement que le nombre d’hommes. C’est donc dire que les femmes prennent de plus en plus leur place dans ces domaines typiquement masculins! Lors de cette activité, 55% des participants étaient des femmes, un beau succès!

Et les causes sociales?

Les causes étaient diverses : le contact des proches lors de catastrophes naturelles, le soutien scolaire, l’indépendance alimentaire, la conciliation famille-travail, etc. Donner un sens aux projets à coder devient une tendance de plus en plus importante pour les acteurs technologiques, comme nous en avons discuté avec Heri Rakatomlalala le 29 septembre dernier lors de la semaine TI et Innovation Sociale.

Un tremplin pour jeunes entreprises?

C’est dans une ambiance chaleureuse et avec l’aide de multiples mentors de haut calibre, les participants ont travaillé sur leur offre et plan d’affaires, effectué des tests de validation du produit et des hypothèses par la clientèle, structuré leurs réalisations et constant en vue de présenter le tout au jury. No talk, all action. Quel défi de présenter tout ce travail en 5 minutes!

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Sur les 8 équipes ayant mené leur projet à bien, les membres du jury ont choisi de récompenser les projets suivants :

1er Mori-Lab : circuit aquaponique de culture de légumes à la maison;

2e No-Spo : application permettant de limiter le gaspillage en rendant disponible la nourriture non désirée plutôt que de la jeter; http://www.no-spo.com/

3e : Popup Camp, Service de garde événementiel clé en main thématique. https://www.facebook.com/popupcamp

Avec l’aide de Fasken Martineau et Founder Fuel, ces trois projets pourront poursuivre leurs démarches et peut-être sauver le monde… à leur façon!

La technologie et l’innovation sociale au service de l’éducation

Comment la technologie peut-elle aider à developper des outils éducatifs?

L’utilisation de la technologie dans l’éducation n’est plus un mythe comme le démontre l’emergence de plateformes éducatives comme Coursera (cours gratuits en ligne), e-180 (échange d’expertise) et skillnet, (le développement de compétences professionnelles).

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Au niveau de la recherche universitaire, des études sont menées pour évaluer l’impact de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’éducation. C’est le cas du Centre d’étude sur l’apprentissage et la performance de l’université Concordia de Montreal (CSLP) qui a mis en place le Learning Toolkit ou “boite à outils éducatif”. Il s’agit d’une plateforme qui comprend un logiciel de lecture ABRACADABRA, d’une librairie digitale READS, d’un logiciel d’auto-évaluation à plusieurs niveau ePEARL et d’un logiciel pour developper les competences de recherches et analytiques des jeunes du primaires et du lycée, ISIS-21. D’ailleurs, le Centre travaille présentement sur un projet pour évaluer l’évolution et l’efficacité à long terme d’un tel outil dans certains pays.

Amélioration des capacités de lecture et d’ecriture: Cas d’ ABRA

Le logiciel ABRACADABRA (ABRA), offre un environnement multimedia interactif pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, avec le support de matériel didactique varié. Le contenu des activités sur ABRA découle d’une analyse systématique des données sur ce qui marche en lecture et en épelation. De plus, les activités qui y sont intégrées fournissent une méthodologie aux enseignants afin de les aider dans leur transition, d’une méthode d’enseignement basée sur la récitation constante à une approche plus centrée sur la compréhension de l’anglais, à l’oral et à l’écrit.

Des études ont été menées dans les territoires du Nord de l’Australie et au Kenya afin d’analyser la pertinence de son utilisation. Ces deux zones évoluent dans un contexte éducatif connus de la majorité des pays en voie de developpement (PVD), notamment des pays africains: taux élevé d’absenteisme des enseignants et des élèves, manque d’enseignants qualifiés et faibles niveaux des élèves dans.

Au Kenya, les résultats ont montré, aprés 13 et 11 semaines d’interventions en 2 phases, que les élèves des classes où le logiciel a été utilisé ont vu une amélioration de leur niveau en Anglais, mathématiques, et en sciences humaines.

Enfin, d’autres études ont montré qu’une utilisation efficace de ABRA permettait une amélioration significative des compétences en lecture, en compréhension et en écriture des élèves, comparé au système traditionnel d’apprentissage de la lecture qui se veut passif.

Engagement social

L’intérêt premier, lors de la conception de ce logiciel, était de trouver une équilibre entre un environnement digital et un context littéraire riche afin que l’enfant puisse explorer ses champs d’intérêt et s’épanouir. Il était aussi important pour les concepteurs que le logiciel soit adaptés aux écoliers ayant des besoins spécifiques, et qu’il soit accessible à des jeunes en difficulté scolaire. Enfin, la disponiblité à moindre coût du logiciel était primordiale, étant donné les difficultés d’apprentissage dans certains quartiers urbains et dans les zones rurales où le taux d’alphabétisations sont trés faibles.

À travers leur slogan: “nous ne profitons pas des enfants, mais les enfants profitent de notre expérience”, les chercheurs du centre affichent un engagement social fort, qui prouve encore une fois que la technologie est bien compatible avec l’innovation sociale et le développement socio-économique.

Comme le souligne Anne Wade, professeure et directrice du CSLP, l’ambition actuelle est d’élargir ce projet multimedia au niveau de l’Afrique francophone, suite au succès de l’initiative au Kenya. Les problématiques rencontrées étant les mêmes, il serait intéressant d’évaluer son impact dans des écoles pilotes et de faire des études comparatives.

Les nouveaux outils technologiques sont peut-être la révolution qui va changer l’éducation de demain. Ce changement n’est possible qu’avec l’implication des acteurs de l’éducation, mais aussi des parents et de la société dans son ensemble afin de former les leaders Africains de demain.

Source: ABRACADADRA, Center for  the Study of Learning and Performance. Mars 2015. http://grover.concordia.ca/abracadabra/promo/en/index.php.

Entrepreneuriat social et participation citoyenne

« L’innovation sociale peut faire émerger de nouveaux modèles de pensée et de collaboration »

L’Institut du nouveau monde se fixe pour mission de changer les gens pour en faire de très bons citoyens qui participent pleinement à la vie démocratique…

Ce n’est pas tant du changement que d’une prise de conscience dont il est question. Je pense par là au pouvoir que confère la citoyenneté et à la force qu’elle donne à un groupe qui agit dans le même sens, en faisant entendre une seule et même voix.

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Quel rôle particulier doit jouer l’entrepreneuriat social dans la sensibilisation et la prise de conscience des citoyens?

L’entrepreneuriat social et les efforts consentis par les entrepreneurs permettent d’avoir un impact sur la communauté. Ils tentent d’apporter une solution adaptée à une problématique sociale plus ou moins complexe. Par leurs actions, ils tentent d’améliorer le quotidien d’une communauté, d’une société.

Quels sont les obstacles que rencontrent les acteurs de l’innovation sociale aujourd’hui au Québec?

Je pense qu’il est important d’accompagner et d’informer les jeunes entrepreneurs. Nous le constatons dans le cadre du projet À go, on change le monde! qui est intégré à l’INM. Beaucoup de personnes qui ont envie de faire partie de la communauté des innovateurs sociaux et de changer les choses n’ont pas forcément toujours l’information nécessaire pour se doter d’outils leur permettant de développer un projet qui aura un retentissement social. Les outils existent, mais il y a une formation à opérer et une information à diffuser. Selon moi, l’un des défis majeurs réside dans la capacité des entrepreneurs sociaux à se regrouper pour former une communauté forte qui soit en mesure d’attirer le regard des pouvoirs publics et des investisseurs. Il est important que les entrepreneurs sociaux aient les moyens de leurs ambitions, qu’ils puissent compter sur le soutien financier de bailleurs de fonds partageant leurs valeurs et leurs visions. Pour pallier l’absence d’un soutien financier adapté, les entrepreneurs sociaux peuvent partager leur espace de travail, leurs outils de communication, de marketing, d’administration, de production.

En quoi les technologies numériques peuvent aider à faire face à ces défis que vous venez de décrire?

Les technologies numériques permettent de s’affranchir des frontières géographiques et d’avoir accès à un réseau planétaire. Il y a énormément d’initiatives sociales au Canada, en Afrique et ailleurs dans le monde. On a la possibilité de faire des passerelles et de monter des projets communs ou de faire des transferts de projets d’une place à l’autre. Internet étant présent dans la plupart des pays, on peut facilement répondre à une problématique sociale en faisant appel à l’intelligence collective, en mobilisant notre communauté, en recevant le soutien financier d’une communauté mondiale partageant nos valeurs.

Comment l’innovation peut contrebalancer la domination de la société par le marché et les entreprises?

On ne va pas pouvoir contrer cette réalité du jour au lendemain. On va devoir faire avec ce que le capitalisme a bâti pour faire émerger un nouveau modèle plus orienté vers le social. Il y a comme un capitalisme social qui est en train d’émerger, qui, au lieu d’utiliser les biens, s’appuie sur les personnes en créant un faux sentiment d’appartenance. Si l’on prend l’exemple de l’économie collaborative, on constate que certaines entreprises ont recours au « share washing » en référence au « green washing » qui a vu les grands groupes se passionner d’écologie et de protection des forêts. Ça c’est un risque que tout l’espoir qu’il y a dans l’innovation sociale soit happé et récupéré par les milieux déjà en place dans le capitalisme. Comment est-ce que l’innovation sociale peut contrebalancer? Elle peut faire émerger de nouveaux modèles de pensée, de collaboration, etc. Par exemple, l’approche physique de l’entreprise peut être amenée à évoluer et à faire oublier une conception figée selon laquelle « à lieu unique, service unique ». On voit dans les espaces de travail partagés un lieu unique certes, mais avec un foisonnement d’idées, d’initiatives à saveur sociale. Je constate que l’innovation sociale arrive déjà à contrebalancer le capitalisme. Elle est en train de s’ancrer fortement dans la société. C’est un mouvement qui est en marche.

Qu’est-ce que les pouvoirs publics peuvent faire davantage pour aider le secteur de l’innovation sociale?

Les pouvoirs publics se doivent d’encourager et de soutenir l’innovation sociale. Il est important qu’ils prennent conscience de l’impact des entreprises sociales dans le développement de solutions concrètes et adaptées à des problématiques sociales complexes. Tant qu’il n’y a pas de lien de confiance établi, on ne pourra pas démontrer tous les bienfaits de l’entrepreneuriat social.

Propos recueillis par S. Keita

How Facebook has become the most beautiful discovery for associations

Désolé, cet article n’existe qu’en anglais.

Facebook has a community of over one billion people. This community know allows every local nonprofit or small company to become a global one.

In the last months we have seen several cause-focuzed organizations use social media and specially Facebook to drive awareness, raise funds and enable their members to make a bigger impact than ever before. Examples such as water.org or Justgiving (more than 198K fans – Through the Justgiving app, 1.8 million donors raised more than $53 million for charities in 2012.) have finished to prove that social media are key to bring make changes happen.

In 2013 in the United States holiday fundraising campaigns brought total annual giving to over $315 billion …greater than the value of the music ($68 billion), games ($82 billion), and movie ($87 billion) industries combined. This means in theory each american have donate to a nonprofit or to a cause. In addition over 74% of nonprofits in the US reports that they are using social networks to raise funds and 98 percent of US nonprofits have a page on Facebook

Why Facebook is a game changer?

There are many reasons but one that stuck me was this study by Blackbaud which stated that people are 200 times more likely to donate to a cause when a friends asks for supports.

In December 2013, Facebook announced a new feature called Donate which makes it possible for anybody to give to a nonprofit through its Facebook Page. Facebook is not charging fees to process credit card thus, 100% of donations go to the non-profits.

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Why is this important for nonprofits

There are plenty of reasons for nonprofits to add donations options to their pages:

 Funding : As we know, the majority of nonprofits don’t generate revenus and they relayed on donations to survive. Facebook donation options is a tool at their disposal.

– « The donation mix » : it is not easy to grab people attention online and even offline. A good practice might be to put your message in-font of your community everywhere possible. Thus, the donate » now option on Facebook must be used in combination with donation buttons on the website, crodwfunding campaigns, mobile outreach etc.

 The way it works : When you donate on Facebook, you can select the amount that you want to give from the nonprofits Facebook Page and, importantly, share your donation with friends from News feed the moment you make it.

Final thoughs

In 2014, several nonprofits founders are telling us that they are aware of the power of social media. What they want now is being able to use social networks efficiently in order to maximise the impact of their actions. We wish plenty of nonprofits worldwide will start to test this new feature and also experts will help them to mobilize their community of embassadors.

Join US and Facebook and support us !!!

Conseils de Fred Harper sur le marketing personnel lors du dernier KWS à Montréal

« Si vous n’êtes pas sur Google ou si vous n’êtes pas visible en ligne…vous n’existez pas »

Fréderic Harper est très connu dans le milieu technologique de Montréal. En plus d’être très connu Fred est aussi très disponible pour partager son expérience et sa vision des technologies mais aussi il est très engagé dans la transformation et l’évolution de Montréal, comme ville pionnière des technologies. Ainsi, nombreux sont les participants du dernier KWS qui ont apprécié les conseils précieux de Fred Harper lors de sa conférence sur le Personal Branding.

Fred a utilisé de nombreux exemples concrets pour donner des conseils à l’audience d’étudiants, entrepreneurs et professionnels sur l’importance du marketing personnel. Sa présentation était riche d’histoires sur l’importance des réseaux sociaux dans l’entretien des relations personnels et le développement des relations professionnels. Il a insisté sur l’importance de la perception qu’on se fait, sur la nécessité d’être le meilleur dans ce qu’on fait et surtout sur la visibilité de nos actions en ligne.

Voici un extrait de la conférence de Fred Harper lors du dernier KWS en septembre dernier à l’université Concordia.

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