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Silicon Mountain : Notre deuxième rencontre avec le Tech Hub de buea au Cameroun

En début d’année 2016, nous avons fait notre première rencontre avec le très bouillonnant Eco-système de Buéa. Il faut dire que les entrepreneurs technologiques de l’une des deux provinces anglophones du Cameroun nous ont à chaque fois réservés un très bel accueil et nous font croire que la technologie a aussi un bel avenir en Afrique malgré les difficultés du quotidien que sont les coupures d’électricité, l’absence d’un éco-système de financement, des aptitudes à développer en matière de marketing Digital etc

 

Franck NLEMBA visiting Silicon Mountain

Notre objectif avec Kongossa Technologie a toujours été de partager la connaissance entre l’environnement Nord-Américain et africain dans lequel nous évoluons et l’environnement Africain. A titre d’exemple à Montréal nous avons animé très récemment un panel sur la technologie et le bien commun à l’occasion du GSEF (Forum Mondial de l’économie Sociale), ce qui nous a permis par exemple de rencontrer cet entrepreneur social et tech Ivoirien qui est à l’origine de baby lab, dont le talent et les projets ne peuvent que nous faire plaisir

 

Guiako Obin, entrepreneur social ivoirien talentueux

 

ou encore la présentation Technology at service communities sur l’importance des communs qui prouve que sans eco-système point de progrès. Mais revenons à la Silicon Mountain, il faut dire que c’est le vivier par excellence des startups au Cameroun et cette vidéo ne fait que le confirmer

 

Situation Géographique

Buéa se situe dans la zone anglophone du Cameroun dans la province du Sud-Ouest. Cette province est d’ailleurs très célèbre car en plus d’avoir été une des capitales du Cameroun, elle héberge le plus haut sommet du pays : Le Mont-cameroun. La ville dispose d’une position géographique enviable car pas très loin du Nigéria (géant économique et démographique africain) et de Douala capitale économique du Cameroun. La population active est assez jeune. Il faut dire que l’université y contribue pour beaucoup et attire les jeunes Camerounais du reste des provinces.

 

Objectif de notre séjour d’étude

Notre but était d’évaluer à quel niveau se situe les startups camerounaises en général et celles de Buéa en particulier. Pour ce faire nous avons bénéficié de l’accompagnement du responsable local de la communauté Otto Akama, qui nous a permis de faire le tour et de visiter les entrepreneurs dans leurs bureaux.

Déroulement de la visite à la Silicon Mountain

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Nous étions un petit groupe venu de Montréal. Notre premier stop était à ActivSpaces un espace de collaboration où les entrepreneurs se rencontrent au quotidien, pour travailler, échanger des idées, rencontrer des visiteurs et potentiels investisseurs etc. C’est un lieu que je connaissais déjà personnellement et certains des entrepreneurs que j’ai rencontré sur place j’avais déjà travaillé avec eux. Nous avons notamment discuté avec Ahmed Felata de la startup VIVA qui travaille sur une plateforme de vidéo et musique (un peu comme Netflix) afin de permettre aux voyageurs qui utilisent les transport de vivre une meilleure expérience lors de leur voyage. Ahmed avait une reflexion assez avancée sur son projet et en Janvier dernier était à la recherche d’investisseurs. Lors de ce passage nous avons aussi croisé le très populaire Fritz Ekwoge, l’un des pionniers et leaders du mouvement des startups à Buéa. Il travaillait sur la seconde version de son application Feem Perfect qui facilite le transfert rapide de fichier.

Tout au long de la journée, nous avons continué à rencontrer des entrepreneurs de la ville de Buéa. La majorité de ceux que nous avions déjà rencontré en 2015-2016 sont passés à une autre étape de leur projet. Les NDjorku, Feem Perfect bénéficient de financement et d’expertise extérieure qui les aide à maintenir une road-map clair : ce qui est une bonne chose.

Cependant le point culminant de notre séjour a été la rencontre des entrepreneurs derrière le studio Colorfluid.

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Bermond Yange et son associé nous ont fait une démonstration de leur expertise en matière de story-telling en témoigne leur portefolio

En voici quelques illustrations:

Ou encore celle-ci pour les Non-profit

J’ai été personnellement très impressionné par l’expertise et la vision des ces deux entrepreneurs. Nous avons promis de collaborer avec eux très prochainement sur des projets d’animation à faire à Montréal. A mon avis ce studio devrait contribuer avec tous les entrepreneurs que nous avons rencontré afin de les aider dans la présentation de leur projet mais aussi à avoir une visibilité qui leur manque aujourd’hui en ligne.

Qu’avons nous retenu de cette visite et quelles sont les prochaines étapes

  • Le talent existe : les jeunes que nous avons rencontré ont la capacité de travailler sur des projets très techniques y compris les projets de AI
  • Les problèmes de base ruinent l’émergence des startups : Bien que des espaces comme ActivSpaces existent, il est difficile aujourd’hui pour ces jeunes de bénéficier de conditions de travail décentes. Il faut souligner que nous avons rencontré des entrepreneurs très motivés malgré la chaleur, les nuisances sonores, les problèmes d’électricité, etc
  • Le manque de soutien ou de confiance des entreprises locales : Nous avons mentionné plus haut que Buéa est proche de Douala « poumon économique » du Cameroun. Cependant lors de notre séjour d’étude, très peu d’entrepreneurs nous ont parlé de collaboration ou de partenariat avec des entreprises locales. Si le changement tarde à se manifester au rythme où ces jeunes produisent des plateformes innovantes et gagnent en expertise, il est clair que cette tendance va s’inverser à l’avenir
  • L’expertise entrepreneuriale et les connaissances en gestion de projet : Nous pensons que ces jeunes doivent bénéficier des enseignements de base en pilotage et montage de projet afin de produire des plateformes qui sont conformes aux besoins immédiats de leur environnement
  • La nécessité d’un Mobile Lab à Buéa: Un Africain sur deux a un téléphone mobile et les projections sont de 725 millions d’abonnés uniques en 2020. les startups de Buéa et du reste de l’Afrique gagnerait à se focaliser sur la création de contenus et d’applications pour ce support. Mais il ne s’agit pas seulement de créer des applications il faut aussi des connaissances marketing pour proposer des expériences mobiles simples, utiles et ludiques.

Les téléphones mobiles, et l’utilisation des technologie en général transforment la production et la distribution alimentaire en Afrique

Laurent Elder, expert du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI) sur les problématiques liées à la technologie et au développement économique et social,  a expliqué aux participants du Forum de Technologie et d’Innovation sociale KWS.

Dans cet extrait il présente quelques exemples de l’utilisation positive de la technologie en Afrique Subsaharienne.

 

De Montréal au Cameroun comment nous avons découvert notre site en pleine forêt (Partie I)

Ceci est un récit proposé par Roméo Ngaba.

Termes clefs

  • Retrouvailles d’équipe
  • Découverte réel du site
  • Voyage
  • Réalité du terrain
  • Montréal – Cameroun
  • Campement

 

Suite à ma première  descente sur le terrain en avril 2016 (article sur Mbankomo), nous avions décidé  qu’il était important que toutes les personnes impliquées dans notre projet de village intelligent se retrouvent sur notre site d’implémentation de la phase 1. Pour ce faire l’équipe de Montréal avait fait le déplacement pour le Cameroun et le 29 décembre 2017, nous avions donc toute la gang sur place: Martin Decelles (qui y allait pour la première fois), Joseph Atangana, Romeo Ngaba et Franck Nlemba.

Roméo et Martin près à embarquer pour le Cameroun en Décembre 2016

Notre programme stipulait que nous allions tous nous rendre sur le site d’implémentation situé à Nguervoum , à 180 km de Yaoundé. Le trajet devrait donc durer  normalement  2h , mais pour s’y rendre nous avons du faire environ  5h à cause de l’état de la route. Après une réunion de presque  toute l’équipe permanente la veille de notre départ, j’ai remis un programme du voyage qui exigeait que tout le monde soit debout pour 5h du matin afin que nous puissions quitter Yaoundé au plus tard à 6h, évitant ainsi les embouteillages de la sortie de la ville.


Le Karibou, la voiture de la brousse


Nous venions du Canada et la chose la plus drôle que nous avons trouvée dès notre arrivée était le nom de la voiture qui était mise à notre disposition pour nos déplacements à l’extérieur de la ville par une famille amie : c’était un Land cruiser robuste et souvent utilisé par l’armée ou les ONG exerçant en milieu rural ; ils l’avaient baptisé « le Karibou » au vu de sa robustesse.

À 5h55 le « Karibou » était plein de tous les voyageurs partant de Yaoundé car nous allions récupérer le dernier en cours de chemin. Capable de prendre 9 places, nous étions déjà 8:

. Martin Decelles  (notre consultant Canadien qui allait vivre une des aventures les plus excitante de sa vie lors du retour de ce voyage )
. Éric Nkamdem (Notre responsable administratif et personne ressource locale)
. Joseph Atangana (chargé de la planification qui n’était pas revenu au Cameroun depuis plus d’une dizaine d’années)
. Ayissi (notre contremaître qui allait découvrir son nouveau lieu d’affectation après Mbankomo)
. Charly  (notre chauffeur tout terrain avec qui nous allons vivre toutes les aventures durant tout ce séjour)
. Jean Marie (personne ressource connaissant bien le village où nous nous rendions et qui devait nous servir de guide)
. Franck Nlemba (Coordonnateur du projet)
. Romeo Ngaba  (Directeur des opérations)

Départ de Yaoundé à  6h, ambiance bonne enfant dans la voiture, le fait d’être parti tôt nous permet de rouler assez bien car pas d’embouteillage.

Nous arrivons à Obala à  6h15 et nous récupérons notre 9eme passager Narcisse Nemi qui est notre technicien agricole: nous sommes complet.

6h35: Nous avons quitté le goudron pour une route de poussière.

6h54: Nous  arrivons au niveau du Bac de Nachtigal.
Il commence à fonctionner à partir de 7h30. Notre avance nous permet de faire un stop et de se rafraîchir le visage pour certains.

Le bac Nachtigal

C’est le bac qui assure  la traversée sur le fleuve Sanaga au lieu-dit Nachtigal, sur la route qui relie Yaoundé à Ntui, chef-lieu du département du Mbam et Kim.

Equipe au niveau du Bac de Natchigal au cameroun
Equipe au niveau du Bac de Natchigal au Cameroun Juste avant la traversée

Nous sommes obligé de l’emprunter car c’est le chemin le plus court pour se rendre à Ntui qui est à 3h de route de notre destination. Chaque véhicule paie un droit de passage à 1000 Frcfa (2,50$) et les piétons et passagers embarquent gratuitement.

7h45 nous avons traversé le bac.  Le trajet dure 14 mn.

http://techblog.netflix.com/2012/04/netflix-recommendations-beyond-5-stars.html
8h15: nous arrivons à Ntui,  chemin faisant, on y remarque 2 hôtels, une station service, un hôpital de district et des écoles. Nous sommes dans le centre ville du coin et le niveau de poussière augmente de plus en plus.

Nous sommes obligés de rouler vitres baissées car le karibou n’a pas d’air climatisé, il n’y a plus de différence de couleur entre les occupants, nous sommes tous marron. Grâce à notre excursion une nouvelle race est née. Nous traversons environ 6 villages qui jonchent la route principale que nous suivons, ils sont presque déserts car leurs habitants sont déjà allés dans leurs travaux champêtres. Nous croisons aussi des troupeaux de boeufs dirigés par des bergers venus du Nord Cameroun.

Image du chemin de brousse
Image du chemin de brousse



10h35: Nous Arrivons à  Nguervoum. C’est une petite localité d’environ 300 personnes, le village est construit des deux côtés de la route et comme pour les autres, les  principales activités sont l’agriculture, la chasse et la cueillette. Dans sa population nous retrouvons quelques étrangers (non autochtones), qui se trouvent là principalement en tant qu’ employés des différentes fermes et plantations qu’on retrouve dans le coin.

En effet toute cette zone bien que difficilement accessible à cause de l’état de la route est très prisée car on y retrouve encore une forêt vierge et une terre très fertile.
Comme pour toute nouvelle arrivée dans le village, nous nous sommes dirigés vers la chefferie pour y rencontrer le chef et lui signaler notre présence. Après avoir passé quelques minutes avec ses notables et lui, nous avons décidé de reprendre le Karibou pour rejoindre le campement que notre équipe allait occuper et qui était situé à 20 mn à pied de notre site expérimental.

Le campement


Notre plus grande peur était de ne pas savoir où installer nos équipes lorsque nous allions débuter notre projet dans cette zone. Nous avons eu la chance de trouver un campement assez grand près de notre site, après un arrangement avec la propriétaire  (que nous appelons Tata Yvette), il a été convenu que nous allons y loger notre équipe pour notre  première année d’installation.
Trente minutes (30 mn) plus tard nous arrivons au Campement, le chemin était assez rocheux et parsemé d’herbe de savane. Enfin nous allons pouvoir nous poser quelques minutes avant d’aller découvrir à quoi ressemble le site.

Il est 11h45, nous devons avoir terminé le tout pour 14h si nous voulons arriver à temps pour traverser le bac de Nachtigal qui ferme à 18h au plus tard.
 À suivre…

Article proposé par Roméo Ngaba

La technologie et l’agriculture une association efficace pour les défis de la planète

Le 26 Décembre 2016, j’ai passé un séjour de trois semaines au Cameroun en Afrique Centrale pour lancer un projet qui nous tient à coeur depuis plus de 15 mois.

En effet après avoir organisé plusieurs conférences et ateliers au sujet de l’impact positif de la technologie et de l’innovation sociale, suite à de nombreuses rencontres où nous avons pu bénéficier des conseils précieux des acteurs de l’économie sociale à Montréal; enrichie des nombreux enseignements et de l’expertise de nombreux conférenciers évoluant dans des domaines variés:

  • Créativité
  • Santé
  • éducation
  • Analyse des données
  • Animation de communauté sociales et créatives
  • Technologie comme outil d’engagement citoyen
  • Agriculture
  • Financement
  • etc

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Nous avions l’ambition de proposer une solution concrète à cet ère qualifiée de Post-Croissance.

Notre ambition

En effet mes amis et moi nous sommes arrivés à la même conclusion que l’un des conférenciers que nous avons invité en 2013 à l’occasion d’une de nos conférences à Montréal. Jon Gosier, dans une intervention retentissante à l’université Concordia nous avait indiqué que

La technologie est le langage du futur

Selon lui on ne peut concevoir le monde actuel et le monde de demain sans recours à la technologie.

En 2014 à l’occasion de la semaine TI et Innovation Sociale que nous avons organisé avec d’autres acteurs locaux et internationaux nous avons appris à travers le modèle KIVA ou encore grâce à Peter Chasse que :

Notre rôle en tant qu’acteur de changement n’est pas de changer le monde. Mais de donner les moyens aux autres de changer le monde.

C’est ainsi que frustré de ne pouvoir avoir un impact concret dans notre environnement bien que nous croyons à la force et au mécanisme des idées, nous avons initié un projet pilote de lancement d’un village écologique en innovation ouverte. La ville ou plutôt le village intelligent se veut un espace d’innovation permanent, basé sur les fondements de l’économie collaborative où tous les bénéfices de la technologie facilite non pas l’enrichissement financier de la communauté mais plutôt le bien commun. Notre séjour au Cameroun marquait donc la cristallisation de cette reflexion de 15 mois et la matérialisation des conclusions des travaux initiés à Montréal en Juin dernier.

Bien comprendre la post-croissance

Nous n’avons pas le temps ici de détailler la post-croissance. Pour cela nous recommandons l’excellent documentaire de marie-Monique Robin : Sacrée Croissance.

Mais prenons une anecdote pour mieux comprendre de quoi il s’agit: il est difficile pour les êtres humains d’acheter le bonheur. Le bonheur ne s’achète pas il ne peut donc être la résultante d’un effort valorisé par une monnaie. Or, la majorité des économies du monde fédèrent les habitants sur des notions complexes pour le commun des mortels que sont par exemple le PIB ou encore la croissance économique. Il est plus facile dans une petite communauté villageoise d’être heureux par les bonnes relations que l’on entretien avec ses pairs et en évitant l’hyper-consommation que dans de se concentrer à faire progresser la « richesse financière » des individus.

Le courant de la post-croissance invite donc à une reflexion sur notre mode de vie dans une société où les ressources seront rares et limitées et certains pays devront composer avec la dépendance à la dette.

La croissance folle d’internet en Afrique

Il n’est plus nécessaire de parler de l’Afrique dans son ensemble car les pays Africains sont très hétérogènes en général. La mosaïque culturelle, économique et sociale se vérifie aussi lorsqu’on parle des technologies.

La Pénétration d’internet à l’échelle du continent Africain

En effet la pénétration d’Internet dans les pays Africains n’est pas homogène comme le montre ces chiffres de l’IUT (graphiques ci-dessous) ; bien que partout on perçoit une soif pour la jeunesse d’accéder à son tour à cette grande famille numérique mondiale. Des pays comme Seychelles, le Maroc ou encore l’Afrique du Sud occupe le sommet du classement. Le Cameroun est au milieu du classement

 

 

Les chiffres de l’internet mobile

De plus il est préférable d’apprécier la pénétration d’internet en Afrique en évaluant le nombre d’abonnement à l’internet mobile pour 100 habitants car le mobile est le support le plus populaire.

 

Si on prend le cas du Cameroun en particulier, on peut ainsi observer le grand écart entre le nombre de personnes qui se sont connectés au moins une fois à internet en 2015 au Cameroun soit près de 20% de la population (je soupçonne ici le poids des grands villes Douala et Yaoundé et leur plus de 4M d’habitants) et le nombre d’abonnements à l’internet mobile pour 100 habitants (4.1% au Cameroun). Ce gap est pour moi l’opportunité à saisir.

 

En somme, au Cameroun, comme les autres Etats africains les chiffres sont affolants et l’opportunité est claire:

  1. La Population du Cameroun est estimée à 24M 
  2. Le taux de pénétration d’internet au Cameroun en Juin 2016 était de 20.7% (+ de 4M de personnes. Il faut noter que c’était 20K abonnés à Internet en 2000)
  3. Le taux de pénétration du mobile selon les dernières statistiques est de : 72%
  4. Les utilisateurs de Facebook compte pour 8.6% de la population environ

Partout dans le pays on observe un changement progressif des usages dans le domaine bancaire, de la santé, les jeux vidéos, le transfert de fichiers, Le divertissement dans le transport, l’industrie de l’animation, le commerce électronique, etc

Les enjeux au niveau de l’alimentation mondiale

Avant de parler de l’agriculture au niveau du Cameroun il faut rappeler les enjeux de l’alimentation au niveau global. Selon la FAO :

  • La production alimentaire devra augmenter de 70% d’ici à 2050
  • 805 millions de personnes sont sous-alimentées dans le monde
  • 1.5 milliard d’hectares sont cultivés, tandis que 3.4 milliards sont dédiés aux pâturages
  • L’agriculture et l’élevage émettaient 5.3 milliards de tonnes d’équivalent C02, en 2011, soit 14% de plus qu’en 2001. 39% de ces émissions proviennent de la fermentation entérique c’est-à-dire du méthane issu de la digestion des ruminants

Autant dire que « si l’on voulait extrapoler le modèle de consommation occidental au monde entier, il nous faudrait trois planètes agricoles… Jean-Louis Rastoin

Il faut donc repenser le système alimentaire mondial. Les experts et des agriculteurs célèbres tel que le Québecois Jean-Martin Fortier proposent un système alimentaire territorialisé, constitué d’entreprises agroalimentaires de petite et moyenne dimension, géographiquement proches d’exploitation agricoles de type familial.

L’agriculture poumon de l’économie Camerounaise

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Le Cameroun est situé en Afrique centrale au fond du Golfe de Guinée, le Cameroun couvre une superficie de 475 650 km2 avec une ouverture maritime de l’ordre de 402 Km sur la côte Atlantique. Le climat est tropical et sec au Nord, équatorial et humide au Sud. Interrompant un relief dominé par les plaines et les plateaux, des manifestations volcaniques ont donné naissance à quelques massifs élevés dont le Mont Cameroun, encore actif qui, culminant à 4095 m, constitue l’un des massifs les plus hauts d’Afrique. Le réseau hydrographique est abondant.

Le pays s’étend en latitude sur 1200 km, des rives sahéliennes du Tchad au nord, au bord du bassin du Congo au sud). L’ensemble constitue cinq zones biogéographiques distinctes (zone soudano – sahélienne, hautes savanes guinéennes, hauts plateaux de l’Ouest, forêt humide à pluviométrie monomodale et forêt humide à pluviométrie bimodale). Le pays dispose d’un espace naturel varié, d’un potentiel hydroélectrique considérable et d’un sous-sol qui regorge d’importantes ressources minières. Le pays est ainsi considéré comme l’Afrique en miniature (carte page IV). Il en résulte une diversité de ressources naturelles et d’atouts (section 1.2.4)

Les Jeunes et les femmes

L’agriculture familiale produit 80% des aliments qui sont consommés dans les pays en développement…la production alimentaire résulte de 60% à 80% du travail des femmes dans les pays en développement. Hélène Jolette, Sécrétaire Général Adjointe de l’UPADI

La population du pays est estimée à 20.386.800 habitants (2012) dont environ 51% de femmes.

Elle croît à un taux annuel moyen de 2,8% et atteindrait ainsi 26,5 millions d’habitants en 2020. Elle est urbaine pour 58,2% du total (2010) et la densité moyenne est de 42,3 habitants au km2.

Environ 66% de la population occupe 22% de la surface du pays.

La population urbaine croît à un rythme de 5,7% par an en moyenne.

La population est essentiellement jeune : deux tiers environ des habitants ont moins de 25 ans et les moins de quinze ans représentent 45% de la population contre 3,4% pour les personnes âgées de plus de soixante – cinq ans.

Une mauvaise répartition territoriale, une jeunesse et un très fort taux de croissance de la population totale et de l’urbanisation, sont autant d’enjeux socio-démographiques auxquels le pays fait face et que nombre d’analystes qualifient de « défi démographique ».

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Importance du secteur rural

Le secteur rural représente environ un quart du PIB et génère la moitié des revenus des exportations non pétrolières.

Il occupe 63% de la population active et environ 70% de la population en dépend pour sa survie.  Il est par ailleurs la base de la sécurité alimentaire du pays par les produits qu’il est appelé à offrir pour l’autoconsommation des 10 millions de ruraux camerounais et pour l’alimentation des populations urbaines estimées à 10 millions.

Son importance dans le maintien de l’équilibre écologique et la protection de la nature est maintenant largement reconnue.

Les atouts du secteur

Une grande diversité agro-écologique : Le pays comporte une variété de paysages, de zones géomorphologiques et climatiques regroupées en cinq entités régionales ou zones agro-écologiques distinctes.

 

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Cette diversité se traduit par des activités anthropiques et productives variées permettant l’offre d’une gamme extrêmement variée de produits agricoles, pastoraux, halieutiques, forestiers et éco-touristiques. Le pays dispose d’un important potentiel en ressources naturelles et est considéré comme l’Afrique en miniature :

Ressources en terres agricoles et irrigables :

  • 7,2 millions d’hectares de terres arables disponibles, dont 51% seulement sont cultivées en 2010, soit 3,7 millions d’hectares
  • 240 000 ha. de terres irrigables dont 33 000 ha seulement sont irrigués, soit 17% du potentiel. − Ressources animales et halieutiques : (i) 2 millions d’hectares de pâturages dont une bonne partie est sous-utilisée;
  • Cheptel abondant et diversifié : bovins viande, bovins lait, caprins, ovins, porcins, volaille etc. fleuves et rivières poissonneux, potentiel assez élevé de pêche maritime.

Ressources forestières :

  • vastes gisements existants ;
  • haut potentiel de transformation, de valorisation et de génération de bois.

Ressources écologiques et environnementales :

  • Biodiversité riche et variée ;
  • Potentiel élevé de reboisement des zones dégradées.

Réseau hydrographique dense et une pluviométrie généreuse quoique des incertitudes ont été relevées dans la partie septentrionale du pays au cours des dernières années (sécheresse, inondations).

Source : FAO

Phase 1 : La phase de découverte

Depuis 2015, nous avons initié deux principaux projets au Cameroun

I) Le premier est d’améliorer la chaine de production agricole.

Lors de son passage au Kongossa Web Series en 2013, Laurent Elder nous a partagé des résultats d’études réalisés par le CRDI.

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Dans ses propos il ressortait que la meilleure façon de transformer positivement l’Agriculture est de réduire les coûts d’information. Il y’a peu d’informations qui circulent ou qui sont accessibles aux agriculteurs et aux exploitants.

II) Le laboratoire ou zone test

Situation géographique

Nous avons appris lors de nos formations à Montréal et à l’occasion des ateliers que nous avons organisé à Montréal qu’avant de se lancer dans un projet agricole d’envergure, il valait mieux tester ces idées dans une zone de test ou laboratoire. Ainsi en 2015 nous avons fait l’acquisition de 10.000 mètres carrés (2.47105 acres) afin de tester nos idées.

Le site test se situe A 2H de Yaoundé sur la route qui mène à Douala principale ville économique du Cameroun. Selon la carte agro-écologiques du Cameroun, il peut être localisé dans la zone forestière bi-modale (Centre-Sud-est) d’une superficie de 165 770 km2. Les agriculteurs de cette région produisent en général sur le Cacao, manioc, maïs, huile de palme et ananas.

Carte agro-alimentaire du Cameroun

De manière plus précise, le site dispose d’une situation géographique enviable car il est à la frontière des deux zones vertes (bas de la carte) ce qui nous lui donne le potentiel de cultiver plusieurs cultures et notamment le plantain.

L’un des objectifs d’implantation dans cette zone en particulier est de se positionner près du consommateur en respectant autant que possible la philosophie d’un système de distribution hyperlocale et de bénéficier des avantages suivants :

  • Terres arables et naturelles
  • A 40 minutes du champs (Au niveau du payage routier)
  • De bénéficier de l’expertise des agriculteurs et éléveurs de cette région
  • De rejoindre en 1h la capitale yaounde et ses +de 2 millions d’habitants

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La démarche

A ce stade notre démarche était simple

  1. S’intégrer dans la communauté et comprendre son fonctionnement
  2. Expliquer notre approche et notre volonté de collaboration
  3. Lancer une petite exploitation en associant des cultures dont les agriculteurs du coin sont experts

Ainsi, nous avons privilégiés l’association du plantain et du Cacao car comme nous l’avons vu plus haut, la région est propice à ce type de cultures

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Les premiers résultats

Les techniciens agricoles nous avait indiqué que l’on pouvait s’attendre aux premiers régimes 12 mois plus tard. Je dois reconnaitre que nous avons abordé ce projet avec l’esprit ouvert sans réelle attente. Près de 12 mois plus tard et après avoir commis de nombreuses erreurs de débutants, nous avons pu apprécier l’évolution des régimes de plantain ainsi que celle du Cacao comme le montre l’image ci-dessous. Dans les prochains mois, nous allons procéder à la première mise en marché.

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Le premier régime

C’est là où tout commence. C’est la preuve que le modèle fonctionne très bien. Après 12 mois, on peut considérer que la phase découverte est terminée. Les premiers arbres ont commencé à produire les premiers régimes.

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Notes Importantes

1 -La distribution des produits agricoles

Les paysans et agriculteurs parcourent souvent des milliers de kilomètres pour venir dans les grands centres urbains. La révolution agricole passe aussi par une production décentralisée où le cultivateur est proche du consommateur. C’est la solution à envisager au niveau du Cameroun en plus évidemment de construire des routes pour rallier les villages aux centres urbains.

 

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2 – La nécessaire mécanisation ou industrialisation

La technologie a un très grand rôle à jouer ici. De nombreuses techniques ancestrales existent mais la transformation des cultures vivrières est une réelle opportunité pour les entrepreneurs agricoles. Ceci permettra évidemment de la création d’emploi mais aussi développera sûrement de nouveaux canaux de distribution et de consommation.

 

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3 – La révision de coopération internationale 

Les agriculteurs ont besoin de l’expertise internationale. Plus que jamais la coopération internationale et notamment le transfert des connaissances agricoles et la nécessaire modernisation des vergers est obligatoire pour relever les défis imposés par le boom démographique mondial attendu.

L’image ci-dessous présente un forage d’eau potable construit grâce à l’aide de la coopération internationale. C’est la principale source en eau pour cette communauté de près de 500 personnes.

 

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Les prochaines étapes

L’habitat: Nous allons entamer cette année une nouvelle phase du projet : celle de l’habitat écologique. En effet nous avons pour ambition de transformer la manière dont les habitants construisent les maisons traditionnelles en leur apportant l’indépendance énergétique grâce au TI.

L’optimisation de la collecte d’information : Nous l’avons dit plus haut, 75% des coûts sont liés au système d’information. Nous souhaitons cette année améliorer notre connaissance du milieu naturel qui nous entoure : type d’essences de bois, pluviométrie, « santé » des sols

Le maraichage : Cette année sera aussi le début du projet de maraichage et du jardin bio

Le design global du site : une extension de notre site est envisagée ainsi que le design complet de l’exploitation comme présentée lors de notre atelier de design thinking du mois de Juin 2016 à Montréal

 

A suivre…

Franck NLEMBA

Fondateur Kongossa Technologie

Les freins à l’usage d’Internet au Cameroun et les impacts sur le transfert de connaissance

Enquête : INTERNET  : Un luxe pour les étudiants camerounais

Dans un monde où l’école se fait en ligne, les Camerounais ont de la peine à se connecter au bon réseau. Enquête à Yaoundé…

 

Cette enquête avait été publiée en 2013. Nous l’avons reprise ici car certains de ces problèmes sont encore actuels


Véritable serpent de mer pour les étudiants et férus du Web. Dans les cybercafés, principaux locaux pour étudiants, c’est ce message qui s’affiche généralement : « Adresse introuvable » ou encore celui-ci pour cet internaute qui a sollicité d’accéder à Yahoo : « Firefox ne peut trouver le serveur à l’adresse fr.yahoo.com ».

Aux encablures de l’Université de Yaoundé I, les secrétariats et espaces cybernétiques jonchent le long des rues. Mais la connexion semble ne pas être d’un bon débit comme l’annonce les tenants des lieux. Si ce désagrément n’est pas décrié par les internautes qui investissent les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, etc ; les étudiants inscrits dans les filières d’Informatique aussi bien à Yaoundé I, à l’Ecole polytechnique et dans les autres Instituts se mordent les doigts.

« Le cyber, ça ne vaut pas la peine d’y aller, la connexion dérange tellement », lance Max.

Les opérateurs de téléphonie mobile vendent des clés Internet. Là aussi, ce n’est pas la grande satisfaction pour les clients.

Telephonie mobile au Cameroun

« C’est Camtel qui vend les bonnes clés. Le problème c’est que, chez eux, il faut avoir des moyens. Leurs forfaits Internet n’est pas à la bourse de l’étudiant »,

s’indigne Madi étudiant à Polytech.

« On est obligé de travailler tard dans la nuit pour espérer avoir une assez bonne connexion Internet », poursuit-il.

Le seul recours pour les étudiants qui veulent travailler dans les conditions assez bonnes reste les Campus Numériques Francophone (CNF) de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Avec des salles pour étudiant, chercheurs et travailleurs, le CNF de l’Université de Yaoundé I situé au cœur de la ville est très sollicité. « En 2012, l’AUF avait reçu 10131 candidatures ; 1 062 nouveaux apprenants, allocataires ou bénéficiant d’un tarif réduit, ont été régulièrement inscrits dans les établissements d’enseignement supérieur membres de l’Agence », soutient Bernard Cerquiglini, Recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie. Une enquête réalisée en 2010 sur les apprenants de 3e année monte que : plus du tiers des répondants sont diplômés du deuxième ou troisième cycle universitaire (Master : 27 %; DEA : 5 %; doctorat : 4 %) et ont une expérience professionnelle faible ou moyenne (48 % ont moins de 5 ans d’expérience; 78 % ont moins de 10 ans d’expérience). Grâce à ces Formations Ouvertes et à Distance (FOAD) (Lien : auf.org/formation-distance) comme on les appelle, les étudiants admis dans les universités partenaires de l’AUF peuvent obtenir leur licence, soutenir des mémoires de master et des thèses.

Les personnes désireuses peuvent poursuivre leurs formations académiques via les technologies numériques. « J’ai fait des études de Droit à l’Université de Douala. Mais je me suis inscris pour un master en Environnement et Développement durable, je veux varier mes domaines d’études », soutient Moise Mbimbé. Comme lui, elles sont nombreuses, ces personnes, qui ont, grâce aux FOAD obtenu des diplômes délivrés par des universités partenaires et qui exercent dans divers secteurs d’activités. Seulement, le coût de cette formation semble élevé pour un certain nombre de personnes désireuses. « Je veux bien suivre une formation là-bas (à l’AUF, Ndlr) mais le prix est très élevé. Je connais un camarde qui a payé une formation à plus de 500 000 FCFA. Moi, je ne peux pas pour l’instant », s’inquiète Bosco étudiant à l’Université de Yaoundé I.

Internet au cameroun

Avec plus de 80 formations offertes, les étudiants ont le choix dans six grands domaines : Education et formation, Sciences humaines, Médecine et santé publique, Sciences de l’Ingénieur, Droit, économie et gestion ; Environnement et développement durable.

Pour le recteur de l’AUF, depuis 20 ans, la formation ouverte et à distance (FOAD) est un des outils au service de la construction des sociétés émergentes proposés par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). La FOAD permet aux étudiants et aux salariés en formation continue de se former tout en restant dans leur pays.

Prosper Louabalbé 

Comment rapprocher la technologie et l’agriculture

Le 09 Juin 2016, nous avons organisé un atelier pour réfléchir ensemble à la combinaison de la technologie et de l’agriculture. A la suite de cet atelier, André Fortin a fait un résumé pour ceux qui n’ont pu assister à ce dernier.

BILAN DE L’ATELIER DE DESIGN THINKING

Comment rapprocher la technologie et l’agriculture

André Fortin, 13 juin 2016

Date : 9 juin 2016, de 9h à 16h30

Lieu : Chantier de l’économie sociale – 1431 rue Fullum

Animateur : André Fortin, conseiller en animation créative et innovation sociale

Objectifs

  • Identifier les principaux enjeux en lien avec l’agriculture et les technologies.
  • Élaborer des portraits des principaux acteurs : agriculteurs, agronomes, professionnels en technologies agricoles, concepteurs de technologies numériques.
  • Prototyper un modèle idéal d’agriculture durable qui a recours aux technologies.
  • Échanger sur des pistes prometteuses et des moyens de rapprocher les 2 secteurs (agriculture et technologie).

QUELS SONT LES ÉLÉMENTS-CLÉS EN 2016 ?

VOLET POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE

  • Les pays producteurs de denrées agricoles n’ont aucun pouvoir décisionnel.
  • Le focus de l’industrie alimentaire est le profit qui est régi par la bourse. C’est d’ailleurs la bourse qui fixe les prix (ex : cacao) et cela à de grandes répercussions sur les agriculteurs.
  • Les experts dans le domaine sont formés par l’industrie et fortement influencés par les lobbys en place.
  • Dans ce domaine, c’est la dimension politique qui prend le dessus sur toutes les autres considérations (ex : COP21).
  • La consommation locale est en émergence. Les personnes ont un souci pour cela.
  • Le thème de la biodiversité est de plus en plus présent dans les discours de masse.
  • Il manque de support du gouvernement par rapport à certaines politiques (ex : aucune politique est mise en place en lien avec la surconsommation ou le gaspillage).
  • Il manque une relève dans le milieu agricole ce qui cause un déséquilibre.
  • Il faut être gros pour survivre. Cela amène des fermes à se fusionner.
  • La nourriture biologique est plus accessible.
  • Il y a un éveil sur des initiatives locales/à la base/citoyennes. Des pratiques parallèles se développent pour proposer des alternatives.

VOLET SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL

  • Influence des changements climatiques. On ressent les effets (sècheresse, périodes de production décalées)
  • Il manque d’espace, de terres pour cultiver. Il y a de plus en plus privatisation des terres.
  • Il y a des campagnes d’éducation pour le recyclage et on commence à voir des mesures coercitives pour forcer les gens à participer.
  • Augmentation de la pollution, déclin de plusieurs ressources naturelles.
  • On voit l’abandon des métiers de l’agriculture. Cela n’est pas très à la mode.
  • Prise de conscience réelle sur l’importance de changer nos modes de vie. On reçoit des coups de marteau sur la tête.
  • Il y a un désarroi par rapport aux problématiques qui peut, par contre, être mobilisateur.
  • Plus de dénonciation sur des mauvaises pratiques, plus d’informations qui circulent.
  • Recrudescence du végétarisme, ou d’initiatives citoyennes promouvant cela.
  • On est à la recherche d’alternatives, notamment concernant les pesticides chimiques.
  • Il y a une déconnexion avec la terre, un manque de contact direct ou d’expériences agricoles.
  • Le mouvement du développement durable a plus de poids qu’avant.
  • Les habitudes de consommation ne bougent pas assez vite en lien avec l’urgence d’agir.
  • On sent une culpabilisation si on n’adopte pas de bonnes pratiques de consommation alimentaire.
  • On commence à avoir une vision systémique de l’agriculture, que plusieurs éléments sont liés avec cet enjeu. On étudie davantage l’écosystème de base.

VOLET CULTUREL ET TECHNOLOGIQUE

  • Montée fulgurante des processus d’automatisation et de robotisation (ferme laitière) et de certaines technologies comme les drones.
  • Développement et début de la reconnaissance de la permaculture, de technologies passives.
  • Manque d’optimisation de la technologie : il reste encore beaucoup à faire.
  • On voit le développement d’applications numériques locales, de recherche de solutions qui sont adaptées localement pour diminuer la pollution et rendre plus efficace les productions alimentaires.
  • On continue dans le modèle axé sur l’exportation.
  • Méconnaissance des bonnes pratiques agricoles qui sont peu partagées. Par contre certains savoir-faire artisanaux ou fait-maison sont accessibles en mode open-source, ce qui permet un décloisonnement des connaissances.
  • Création d’un sentiment d’appartenance à certains chefs cuisiniers qui prônent des saines habitudes alimentaires et qui sont très médiatisés.

QUELS SONT LES ÉLÉMENTS-CLÉS EN 2025

  • L’économie de partage va devenir la norme.
  • Plus de pauvreté dans le monde, donc une moins bonne nutrition pour la majorité
  • L’enjeu du manque d’eau.
  • Les métiers liés à l’agriculture vont être à la mode. Il va y avoir un déclic similaire à celui qui s’est fait avec la cigarette (en l’espace de quelques années la cigarette est devenu un problème de santé public et des campagnes pour réduire son usage ont proliférées).
  • Il va y avoir une tension entre le développement d’initiatives à la base (grassroot) et la notion de contrôle de certaines organisations ou lobbys par notamment la prolifération du génie génétique.
  • Le problème de l’obsolescence programmé va disparaitre.
  • Nous allons augmenter notre capacité à produire des technologies permettant des contributions significatives.
  • On s’attend à des changements dans nos habitudes alimentaires étant donné le volet environnemental et le nombre d’habitants sur Terre. Certaines campagnes d’éducation seront mis en place pour promouvoir cela.
  • Le système en place va subir de l’effondrement. Cela va permettre la création de nouveaux systèmes plus durables.
  • On s’attend à certaines mesures gouvernementales comme par exemple pour développer des taxes visant à réduire le gaspillage.
  • La contribution de l’agriculture sur la santé et sur nos modes de vie en société va être de plus en plus reconnue.

ACTIVITÉ DE PROTOTYPAGE

2 équipes ont élaborées un prototype d’un MODÈLE IDÉAL D’AGRICULTURE DURABLE INTÉGRANT DES TECHNOLOGIES. Pour chaque prototype, des principes-clés se dégagent. Nous allons en publier un seul ici:

technologie dans l'agriculture

 

 

Voici les bases de ce modèle

  • Notre système se veut le plus autosuffisant possible et est basé sur les principes de la permaculture.
  • La ZONE 1 est celle qui a besoin de plus d’interactions humaines (jardins potagers, fruits et légumes).
  • S’ajoute le compost, la transformation alimentaire et la production d’énergie.
  • On a aussi une zone, une auberge pour accueillir des touristes mais pas juste des touristes, des woofers aussi et pour offrir des formations. Cela nous donne des revenus variés.
  • On peut faire le tour à vélo avec un chemin sur place.
  • On a des ruches pour nos pollinisateurs qui couvrent le territoire.
  • Dans la ZONE 2, on produit des céréales pour les humains et les animaux.
  • La ZONE 3 est là où nos animaux vont se déplacer durant l’année dans les champs (pour travailler la terre, fertiliser, finir de manger les racines. On a aussi des serres où on cultive les fleurs pour attirer plus de pollinisateurs.
  • La ZONE 4 est surélevée pour avoir de l’eau en hauteur en utilisant l’eau par gravité sans énergie. Il peut y avoir aussi de l’aquaponie ici.
  • La ZONE 5 est plus éloignée. Dons plus on s’éloigne et moins on visite ces zones et plus elles sont autonomes. La ZONE 5 est la forêt nourricière qui est auto-fertile. On fait une planification sur 25 ans pour nous offrir des fruits, des noix, des herbacés, des vignes.
  • La ZONE 6 produit du bois pour la construction, pour nous chauffer mais surtout pour faire du paillis pour couvrir nos champs pour limiter l’évaporation mais aussi limiter les mauvaises herbes de pousser et pour augmenter la fertilité du sol.
  • La ZONE 7 est presque le tiers du territoire. C’est une zone intouchée qui va nous servir d’inspiration pour voir ce qui pousse de manière naturelle et comment on peut apprendre de cet écosystème.

Merci à tous les participants de l’atelier. Nous prévoyons d’organiser un atelier au cours du premier trimestre 2017 enrichie des informations que nous avons collectées au Cameroun.

Kongossa Eco-village

Video – Recap de la 4e édition du Kossi en partenariat avec la Green House

Kongossa Technology en association avec la Concordia Green House et le collectif Kalmunity, a organisé la 4e édition de sa soirée récréative KOSSI une soirée récréative imaginée par l’ONG Kongossa technologie dont le but est de promouvoir l’innovation sociale et la résolution des défis sociaux par l’usage des technologies.
#KOSSI s’articule autour de la musique comme outil de mobilisation sociale.

Pour cette 4e edition le thème portait sur la technologie dans l’agro-Alimentaire. Nous avons invité Catherine Lefebvre, journaliste et Auteure de Sucre, vérités et conséquences.

Pour tout savoir sur la 4e édition du KOSSI, visionnez la vidéo recap

 

LE LIVRE DE CATHERINE LEFEBVRE : SUCRE VERITES ET CONSEQUENCES

Après le cholestérol, le gras et le sel, le sucre est devenu le nouvel ennemi à combattre : les plus récentes études démontrent qu’une consommation régulière de sucre nuit gravement à la santé en favorisant l’éclosion, entre autres, du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et de l’obésité. En outre, des chercheurs ont constaté qu’une dépendance au sucre comparable à celle de la cocaïne, pouvait se développer, addiction dont l’industrie fait ses choux gras et cela, en toute impunité. Ajoutons pour compléter le tableau un aspect moins connu de la consommation exponentielle de cet aliment, mais considérable : son impact environnemental et humain. Cet ouvrage dresse un portrait éclairant de cet aliment chouchou et aujourd’hui si controversé, en remontant l’histoire depuis sa découverte, ses conditions d’exploitation, son expansion et l’enjeu économique énorme qu’il représente pour les pays producteurs et les compagnies qui le commercialisent. L’auteur nous conduit à une prise de conscience nécessaire : c’est en se mobilisant comme citoyen du monde solidaire et responsable, en dénonçant les magouilles scandaleuses des lobbyistes, en sensibilisant les consommateurs à réduire leur consommation de sucre, en les incitant à choisir des produits ceux issus d’une agriculture durable, en réclamant des mesures gouvernementales pour réguler l’industrie, que nous changerons le cours des choses, pour le bien-être de tous.

Sucre, vérités et mensonges de Catherine Lefebvre

 

 

Comment la technologie et la diaspora sont l’avenir de l’Afrique

Sorry this content is only available in english

Jon Gosier addressed the audience during KWS13 at Concordia University in Montréal. His keynotes addressed the benefits of technology in Africa and the diaspora.

He is well known for his implication on Appfrica and Apps4Africa and also HiveColab projects. Jon Gosier believes that the APP is the language the future speaks. It represents an analogy of the jobs that are coming.

Watch the full video recap on You Tube

What is really important as an entrepreneur is to identify where that growth is coming from and where to find it. One way to find it is to :

  • Re-invest in what’s working
  • Invest in the future and youth…Where things are heading, and when the opportunity are going to be in ten or fifty years.

For Mister Gosier, the African diaspora is a state of mind which go beyond, ethnicity, race, nationality, the diaspora as it exists, throughout the world people who are connected to Africa. And when we look at the number it seems obvious that the diaspora will have a major role in the future

  • Annually the global social sector spends $200 billion dollars
  • Total Foreign direct investment in Africa was $46 billion in 2011
  • 140 million Africans living outside of Africa commonly referred to as the African Diaspora
  • 44 million Black-Americans in the  USA with spending power of nearly $1 trillion dollars
  • 24 MILLIONS afro-Caribbean $47.4 BILLIONS (combined GDP of Haiti, Barbados, Trinidad and Tobago)

JON GOSIER - KWS 13

 


Africa is not a place is a state of mind


When we look at remittances sent to Africa annually it’s $62 billion dollars more than foreign direct investment from all nations to the continent. 

To me the Diaspora is Africa’s Treasure that Africa can leverage.

For Jon Gosier the connected Diaspora is Africa 5th estate people who are aware and who are leveraging their power for the ultimate prosperity of the continent.

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He shared few projects from African Startups that are interesting:

http://www.icow.co.ke/

http://www.ecofund.org/

http://prowork.me/

http://www.nakazade.org/

Ressources

Interested ressources from his talk :

http://www.bbc.com/news/world-africa-22270164

http://www.un.org/africarenewal/magazine/august-2013/tapping-migration-wealth-fund-development

Eric Kamdem déploie avec succès l’implantation du village intelligent au Cameroun

A propos d’Eric

  • Naissance: 19/06/1983 à Yaoundé, Cameroun
  • Ville d’accueil: Yaoundé
  • Formation : Diplômé en Marketing et Commerce à l’Université Catholique d’Afrique Centrale et à l’ESSEC de Douala – Cameroun.
  • Intérêts: Agriculture, technologie, spiritualité, lecture, sport, cinéma, musique, tourisme.

Eric Kamdem

Biographie

Eric KAMDEM est le représentant de l’ONG Kongossa Technologie au Cameroun depuis 2011. Il a participé activement à l’organisation des Kongossa Web series au Cameroun (conférences sur les métiers de l’internet) en 2011 et 2013. Il a toujours cru et s’est investi dans tous les Projets initiés par son ami et camarade étudiant Franck NLEMBA (fondateur Kongossa).

Issu d’une expérience professionnelle de 10 ans dans le commerce et le marketing, c’est en 2006, qu’il fait ses premiers pas en entreprise et enrichit ses performances avec des postes de responsabilité en marketing et logistique dans des entreprises basées à Yaoundé, Douala et Pointe-Noire (Congo) : COMNEWS (magazine de marketing et publicité), TEG Computer (matériel informatique), FME GAZ ( gaz industriel), COMETAL (construction métallique) et InfraOne (solutions informatiques).

Je poursuis un idéal particulier : créer des ressources dans le monde numérique et rural (agriculture) au Cameroun et dans la sous-région Afrique Centrale.

A la suite de la création de la coopérative agricole AGRITECH en 2015, j’ai été nommé responsable régional avec pour mission principale d’implanter un site agricole à Mbankomo et à Ntui au Cameroun.

Faites la connaissance de Roméo Ngaba, notre Responsable des opérations

Lieu de Naissance : Yaoundé , Cameroon

Ville de résidence : Montréal, Canada

Education : Droit, Université de Yaoundé II, Cameroun

Intérêts  : Lecture, Film chinois, sport, l’Humain, développement personnel, succes stories, le zen, histoire des peuples

Philosophie de vie: Trouver la beauté et le silence en chaque bruit.

Roméo Ngaba


Né le 27 mars 1982 à  Yaoundé, Romeo Ngaba a toujours été  très  actif. Dès l’âge de 14 ans il monte son premier projet “Edifice” qui était une association ayant pour but la collecte des vêtements auprès des familles nanties afin de les redistribuer à des enfants de  la rue.
À 18 ans il créé  un label informel de musique hip hop rassemblant 23 artistes (16 à 25 ans) qui va durer 2 ans. De ce groupe naît un album.

À 22 ans curieux de savoir ce que ça fait de gagner beaucoup d’argent, il prend une année sabbatique pour se lancer dans l’exploitation et l’exportation du bois. Cette expérience, enrichissante à plus d’un titre ,est aussi le catalyseur principal de sa décision de travailler au contact de la nature, avec elle et non plus contre elle.

À 23 ans il créé avec un de ses amis l’association “Boulevard des Jeunes” qui a pour objectif  d’éduquer les jeunes dans la protection de l’environnement. Elle produira d’ailleurs un jeu de société appelé “Be Clean”.

Trois ans plus tard il crée une maison de couture privée “Cose” dont  la  particularité  est de proposer à un nombre de clients précis et exigeant un service personnalisé et respectant les délais.
À 28 ans il est co-fondateur de “Done Care”, une agence de conciergerie internationale.
Dès son arrivée au Canada sa vision des choses change et sans toutefois négliger l’apport en expérience de toutes ses anciennes activités, il décide de se concentrer sur un seul projet afin de pouvoir y partager son expérience et pouvoir changer le monde à son niveau comme il l’a toujours voulu.

« C’est ainsi qu’après des retrouvailles avec son vieil ami de plus de 15 ans Franck Nlemba et d’interminables et fructueuses discussions, il va embarquer avec ce dernier dans l’aventure Agritech qu’ils commencent tous les deux en mi 2015″.

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